sábado, 3 de abril de 2021

Poemas estranhos e estrangeiros (Parte IV - em Francês)


 

por Germano Xavier

Tradução: Luísa Fresta


Quinta-feira, 18 de março de 2021

Poemas estranhos e estrangeiros (Parte IV)

 

Des poèmes étranges et étrangers (Partie IV)

 

La bataille de Rivoli

 

lorsque je me trouvais rue de Rivoli, juste au bord de la Seine,

j’ai encore pensé à Napoléon.

pourtant, maintenant, comme avant, je ne m’en souciais pas trop.

j’étais, littéralement, à coté du Musée du Louvre, tout simplement le plus grand musée d’art du monde.

 

cela doit toucher n’importe quelle personne qui, d’une manière ou d’une autre, aime l’Art. j’ai traversé la rue,

j’ai connu des sous-sols centraux de Paris et j’ai pris un ticket.

quinze euros pour entrer dans un paradis sur Terre.

 

le mouvement était plutôt tranquille.

on pouvait se permettre de s’arrêter plusieurs fois et de contempler à fond les pièces, parmi les antiquités égyptiennes, grecques, romanes, étrusques, islamiques,

des arts décoratifs, des sculptures, des impressions, des dessins et des tableaux.

 

on passe facilement une journée entière à parcourir les galeries du Louvre.

Monalisa m’a rappelé une chronique d’Affonso Romano de Sant’Anna[1]

et je m’en sers pour affirmer, à mon tour : «Ne vous privez pas de vivre le Louvre à cause d’elle».

 

j’avoue que je cherchais Michelangelo Merisi dès le premier pas.

au bout de deux pauses pour me reposer, lorsque mes jambes brûlaient à cause des innombrables pas, le rendez-vous grandiose s’est finalement produit.

une envie de pleurer m’a envahi et j’ai voulu y rester pour toujours.

 

plus tard, assis en marge de la pyramide extérieure du Louvre,

et pendant que j’observais les contours de l’Arc de Triomphe du Carroussel, j’ai eu un ressenti soudain :

«Que Gustave Eiffel me pardonne, Napoléon et tant d’autres… mais je vois le vert devant moi…»

 

les tons terreux de Caravaggio

(que j’ai toujours en tête) on allumé, à ce moment-là

des lumières impitoyables.

 

(Paris, dans l’après-midi du 12 juin 2017)




[1] N.T.: Affonso Romano de Sant’Anna est un chercheur, écrivain et poète brésilien qui a mentionné Mona Lisa dans sa chronique intitulée «De Quoi rit Mona Lisa ?» (De que Ri a Mona Lisa ?).


Nenhum comentário: